Affichage des articles dont le libellé est Critiques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Critiques. Afficher tous les articles

mercredi 12 septembre 2012

Le Crazy Horse

C'est l'érotisme à l'état pur. Avant d'entrer dans la salle, un petit tour par les vestiaires suivi d'un petit tour devant un rayon d'objets sexuels, de sous-vêtements coquins et de jouets en tout genre. On est vite dans l'ambiance.

On pose pour la photo et on s'installe dans la salle. Une toute petite salle aux sièges très confortables. Très cosy et intime. Un petit nid douillet

Merci, pas d'apéritif ni de Champagne. 20 euros le coca....trop peu cher pour moi!

On pose pour une nouvelle série de photo mais cette fois-ci assis sur nos chaises. On s'amuse à observer les gens qui entrent, à observer les serveurs et le rideau de scène.

Et le décompte arrive "le show débute dans 10 min".

On achète un des 6 clichés de nous. 20 euros. Le prix d'un coca.

Et c'est parti.

Premier numéro, les gardes anglais légèrement dénudés. Quelques ratages mais ça s'oublie vite.

Et ça s'enchaine, des femmes somptueuses se trémoussent devant nous, seule ou à plusieurs, avec un mélange de sensualité, d'humour et de référence "final fantasy", "red shoes" et j'en passe.

La deuxième partie débute avec un solo parfait. Et surprise!  Des claquettes! Deux hommes déguisés en serveur arrivent sur scène et commencent à se déchainer en musique. Le seul mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce duo de jumeaux : incroyable. Tout y est, humour, rythme, performance, qualité technique, style, dynamisme, partage, énergie et folie! Un numéro pour détendre l'atmosphère et décoincer un peu tous ces gens ne sachant pas trop comment réagir face aux femmes nues.

Le sexe est là, le désir aussi. Pas de chichi, de la classe, du glamour. Ajoutez à cela l'humour et vous obtenez un show de qualité magique et unique dans un endroit riche en histoire. Vraiment, si vous aimez les cabarets, celui-là est à faire.

Bon. Si vous avez l'argent pour vous y rendre aussi.


mardi 17 juillet 2012

Le mulesing ou comment mutiler les moutons

Le mulesing (du nom de son inventeur John Mule) : pratique utilisée par certains agriculteurs australiens produisant la laine de merinos, une des plus prisée du marché. Consiste à couper, sans anesthésie, des morceaux de peaux sur l’arrière-train des moutons.  

Le but : empêcher l’apparition de la myase, une infection liée aux larves de mouches qui se logent dans les plis du postérieur du mouton.  

Les conséquences : blessures douloureuses et longues à cicatriser selon l'association PETA 

L'animal souffre donc lors de sa mise à mort, lors du transport et pendant son élevage... 

L'animal n'est définitivement pas un homme comme les autres!


jeudi 21 juin 2012

Princesse RoBERT, un ange parmi les démons

Vous connaissez peut-être ça...




L'original, c'est ça :



Si vous aimez, sachez que la chanteuse RoBERT a sorti un nouvel album intitulé "Nuit gravement" en avril dernier et qu'elle sera en concert au Café de la Danse en janvier 2013.
A mon sens, cet album est davantage techno que le précédent. Peut-être un peu moins touchant. Peut-être un peu plus...je sais pas !
 Les paroles laissent à désirer et j'avoue que cela m'étonne un peu d'elle. D'habitude, elle aime les jeux de mots, les mots simples et les mots qui touchent. Là, je ne me sens pas concerner. Bref, il n'y a pas que les paroles dans la musique (sic). Il y a aussi la voix. On aime ou pas, mais moi, elle me berce cette voix cristalline. Elle tire vers un certain lyrisme qui fait planer. Après tout, RoBERT pourrait chanter le mot "manger" pendant  2 minutes, ça me dérangerait pas plus que ça.
Et puis, les rythmes, eux, sont vraiment le point fort de cet album : toujours aussi entrainants, originaux et punchy.
De toutes façons, pour bien apprécier un chanteur, souvent, il faut le voir en concert. Et c'est le cas de RoBERT. Un peu timide les premières minutes du spectacle, quelques fautes notes, une voix fragile mais une fois qu'elle se lâche, c'est que du bonheur ! Un univers qui parvient à mélanger humour, danse, poésie, fantastique et rêve.
Un univers qui (m')envoûte.


Ça, c'est parce que j'aime bien :



dimanche 13 mai 2012

Sous les yeux de Soan

Sur la petite scène de la Maroquinerie, dans le 20è arrondissement de Paris, arrive un petit bonhomme fringué d'un tee-shirt violet ultra large et ultra long, d'un chapeau melon, de chaussettes aux rayures noires et blanches et d'un baggy quasi invisible. Ce petit bonhomme s'appelle Julien Decroix, plus connu sous le pseudonyme de Soan, révélé et jeté par l'émission de télé-crochet La Nouvelle Star sur M6.

Il commence son concert par Parisienne, un petit bijou de son premier album Tant pis, qui permet au public de se laisser aller. S'ensuit un bonjour timide avant A tire d'aile, single de son dernier album clairement autobiographique, Sous les yeux de Sophie. Et, au fil de la soirée, un Soan qui n'hésite pas à se lâcher, à communiquer avec le public, à blaguer, à rire, à s'excuser et qui, surtout, ne lâche pas sa bière. Ou devrais-je dire, ses bières. De l'alcool sans effet sur sa voix, sans effet sur la qualité, seulement un effet sur son humeur : de la joie à plein poumon.

Un concert sincère et bien huilé malgré quelques moments de flottements. J'en retiens surtout une séquence émotion remarquable. Elle débute par un temps suspendu grâce à une reprise de Mano Solo où cet écorché vif, décédé il y a deux ans maintenant, revit. S'enchainent les balades écrites par Soan, Inchalleluia, Putain de Ballerine, Make me sober, simplement accompagnées d'une guitare et d'un piano. D'une pureté étonnante.

La fin du concert arrive déjà et, peut-être légèrement aidé par l'alcool, c'est à cet instant que Soan se dévoile et montre enfin sa fragilité, son envie de réussir et sa reconnaissance à un public fidèle. Deux chansons en rappel prévues et c'est la fin. Mais c'est ne pas connaitre le personnage qui n'en fait qu'à sa tête. Surtout pour cette dernière à Paris. Soan revient et enchaine trois morceaux. Un moment de partage et de déchainement mais surtout un moment où il donne tout son amour à un public qui ne le lâchera jamais. Un grand artiste -et je ne parle pas de sa taille- qui mérite de grandes et belles salles. Un Olympia peut-être ? On espère et on attend.

dimanche 6 mai 2012

Histoire courte

Un soir, mon père a décidé de laisser libre court à son imagination.
Un soir, mon père a fait un plat simple : poisson blanc et frites
Un soir, mon père a créé une sauce accompagnant ce poisson.

Et il jubilait.

Une sauce au goût de moule. Mais une sauce très très très bonne.
Tu devrais la faire breveter que j'lui ai dit.
Ba ouai, dans cette sauce, y'avait un aliment secret.
Du Champagne !
Wah, très belle trouvaille papa ! Vraiment, félicitations.
Mais comment cela se fait-ce qu'elle ait un goût de moule ?
Ça doit être le Champagne, qu'il dit. Le Champagne et le poisson ça donne un goût de moule, c'est bien connu.
Et les autres ingrédients ?
Crème fraîche, oignons, sel, poivre...
Donc, en fait, tu as fait une sauce qui accompagne traditionnellement des moules : crème fraîche, oignons, vin...
Mais non qu'il dit, y'a du Champagne !
Oui, et le Champagne, c'est du vin, papa.
T'as simplement fait une sauce royale pour les moules. Comme le Kir royal. Sauf que c'est pour les moules.


lundi 20 février 2012

No, you can't dance !


On dit que la danse est un langage universel.

Et pourtant,
  
Pourquoi n'a-t-elle pas sa place dans une émission sur la danse ?

Pourquoi y a-t-il plus de plans sur les visages sans expression 
des jurés plutôt que sur les variations des danseurs ?

Pourquoi l'émotion doit-elle être traduite par des bla bla bla et des histoires tristes de la vie ?

 La danse ne se suffit-elle pas à elle-même ? 

Et où sont les "meilleurs danseurs de France" ?

Une émission où il ne s'agirait que de danse 
est-elle vouée à l'échec ?



Et dire que j'aime "You can dance"
... 
Shame on me.

lundi 30 janvier 2012

"Vivre c'est danser"

Jusqu'au 2 avril, le Centre Pompidou de Paris propose une rétrospective sur l'évolution de la danse au contact des arts visuels. Danser sa vie fait voyager le visiteur à travers les décennies et les arts (photographie, vidéo, peinture, sculpture, dessin). Une visite où le temps se suspend un instant et interroge le spectateur : qu'est ce que la danse ?

Une exposition qui vous happe dès les premiers pas. Les gigantesques courbes de La danse 1935-1936 de Matisse nous prennent de plein fouet. On est hypnotisé par ces formes, ces rondeurs et le mouvement qui s'en dégage. Certains y verront de l'érotisme. Et pourtant, ces traits s'animent sur la toile. Une femme développe sa jambe comme une danseuse peut le faire à la barre. La sexualité ou la vulgarité sont loin de cette œuvre d'art. Au contraire, Matisse prouve que les arts sont liés les uns aux autres. Les arts prennent vie grâce au mouvement du corps. La danse inspire, crée, alimente tout ce qu'elle touche. La danse est la vie. Et ce n'est pas Isadora Duncan qui aurait dit le contraire « Mon art est précisément un effort pour exprimer en gestes et en mouvements la vérité de mon être. Dès le début, jen’ai fait que danser ma vie » (Ma vie, 1928). Cette phrase est  la  musique qui rythme toute l'exposition.
Et la vie est dans chacune des œuvres exposées. Elle se ressent dans les croquis d'Antoine Bourdelle représentants une Duncan libre et pleine de légèreté. La nature .... la suite, c'est par ici

samedi 10 décembre 2011

Isabelle Georges : sur les traces d'une étoile

Somewhere over the rainbow.... et Judy Garland devient une star. Un destin hollywoodien pour une enfant de la balle à découvrir dans le spectacle Une étoile et moi, interprété par Isabelle Georges et Frederick Steenbrink sous le regard complice d'Éric Métayer. Grâce à une mise en scène épurée,   les grandes lignes de la vie de cette femme sont présentées sur scène et derrière le rideau, entre projecteurs et amours. Beaucoup d'humour et de tendresse dans l'interprétation des deux acteurs à vivre du 1er au 31 décembre 2011 au Théâtre Antoine. Un moment magique.

Sur scène, Isabelle Georges est Judy Garland. Devant le rideau fermé, elle raconte au public qu'elle s'est lancée dans le musical grâce à cette star. Elle aurait pu choisir Édith Piaf mais il était difficile de l'imaginer faire

samedi 3 décembre 2011

"Intouchables" de Toledano et Nakache


Un film drôle, certes. Touchant, c'est certain. Inspiré d'une histoire vraie. Inspiré seulement. Et pourtant, tout semble plausible. A aucun moment on tombe dans le cliché, la caricature ou le larmoyant. La pitié, qu'elle soit pour le riche handicapé ou pour le pauvre banlieusard délaissé par sa famille, n'a pas sa place dans cette histoire. Des acteurs au summum de leur jeu : François Cluzet parvient à incarner toutes les émotions de l'homme avec son seul visage et Omar Sy se révèle acteur, loin du comique que l'on connait. Deux vies qui se regardent et se vivent. Un film qui ne se raconte pas.

mardi 15 novembre 2011

Mars 2011 : Brèves imaginaires (sans retouche)

Une autre langue
Quand l’inflation devient fellation et code, gode… On se dit que la langue française est mal faite. En tout cas trop compliquée pour certains de nos politiques (n’est ce pas Rachida…). Ou même de nos intellectuels si l’on en croit la déclaration de Frédérique Lefebvre sur le fabuleux livre Zadig et Voltaire. Il serait peut-être nécessaire d’organiser un débat pour changer ce français impossible. Ou même une réforme. 

Le Front Marin
Après le succès des Le Pen aux cantonales, la Marine bleue coule ! Rumeur quand tu nous tiens… Parait-il que la belle blonde ex-avocate vient de tout plaquer. Pourquoi ? Son fiancé, un ancien banquier coulé par la crise devenu plongeur professionnel, essaie de battre le record de Jacques Mayol. Alors c’est par amour qu’elle quitte son père et rejoint les fonds marins…

Mieux vaut rire que…
A quoi servent nos politiciens ? Question légitime quand on voit la gentille Morano confondre Renaud et Renault. Affaire en vogue en mars 2011, l’entreprise automobile s’est empêtrée dans une histoire louche. Alors que le chanteur au foulard rouge et blouson en cuir n’a aucune actualité ! Ah cette Nadine, elle nous fera toujours rire. Ou mourir de désespoir.

Qu’a dit Kadhafi à Monsieur Sarkozy ?
Lorsqu’il était en déplacement à Paris en 2007, on apprend que, sous la tente beige plantée dans le parc de l’Hôtel Marigny, le (ex) leader libyen a confié un joli secret à notre cher (ex) Président de la République. « J’ai eu une aventure avec ta femme ». De rage, le petit Nicolas est monté sur ses grands chevaux et a déclaré « Je te ferai tomber, coûte que coûte ». Effectivement, il s’est décidé. Et ça nous coûte à nous….
 
Au lit Aubry !
Une Sextape de Martine tourne en boucle sur la toile. On la voit, vêtue tout de cuir rose, un loup parme sur le visage et une grande plume blanche dans les cheveux, se déhancher au rythme de la nouvelle version de la Macarena de J-LO. D’une sensualité à faire rougir les plus grandes actrices comme Audrey Hepburn ou Marilyn Monroe, la première secrétaire du PS est loin d’être vulgaire. Accompagnée par un homme non identifiable, ce petit jeu érotique est peut-être une stratégie pour la faire grimper…dans les sondages.

samedi 15 octobre 2011

"Je suis bien avec les putains, elles m'émeuvent"


Le sexe, Bertrand Bonello connait bien. Le Pornographe, sorti en 2001, n'était pas moins que l'histoire d'un réalisateur, Jacques Laurent, obligé de se remettre en activité pour des questions financières. En apparence, un film sur le sexe. Mais Bonello sait utiliser l'image, la couleur et les acteurs pour transcender ce sujet simplet voire cliché. Après la pornographie, Bonello s'attaque à la prostitution de la fin du 19è siècle. Il raconte et montre cet univers aussi fascinant que repoussant. L'Apollonide parvient à prendre au piège le spectateur, à l'enfermer voire à le transformer en putain ou en animal.

vendredi 7 octobre 2011

Nocturne ambule

           Au coin d'une rue, dans une cours privée ou même sur une façade d'immeuble, l'art est partout. La Nuit Blanche propose des installations cachées ou à la vue de tous. Entre des installations, des néons lumineux, des performances vocales ou des projections, cette nuit permet de découvrir et de rendre l'art contemporain accessible à tous, même au plus réticents. Flash sur cette balade nocturne.

jeudi 8 septembre 2011

Le Staff Benda Bilili : Très très fort

Comme le hasard fait bien les choses !

Après avoir erré sur les innombrables chaines qui inondent la télévision, mon père tombe sur canal + cinéma. Générique de fin, je lui demande de laisser le programme suivant, on ne sait jamais sur quoi l'on va tomber ! Et nous voilà plongés dans un documentaire français sur le Kinshasa. Une Afrique pauvre où les journalistes viennent à la rencontre de musiciens pour un reportage sur la musique de cette ville du Congo. Images tristes et fortes de réalité : des handicapés se retrouvent  sur une place et se mettent à jouer. Des textes à la fois simples et profonds qui évoquent leur vie, leur handicap et l'espoir d'un jour changer leur destin. 


(Parenthèse) : dans ce reportage on voit un train passer de villes en villes avec des hommes et des femmes sur le train, dans le train et sous le train. Il me semble que les pauvres connaissent une liberté que ceux qui ont un toit et de l'argent n'auront jamais. Ba ouai, vous vous voyez monter sur le toit du RER parce qu'il n'y a plus de place à l'intérieur ?

Les journalistes rencontrent Roger, un jeune homme jouant du satonge, une guitare monocorde. Ils décident de le présenter au groupe des personnes handicapés, le Staff Benda Bilili. Roger intègre le groupe. Tous ensemble, ils travaillent, répètent et improvisent dans le jardin zoologique de Kinshasa. On les voit dans leur quotidien, vendre des cigarettes ou encore entourés d'enfants qui poussent leur tricycle. Les journalistes se prennent au jeu et s'attachent à ces personnes au courage surnaturel. Ils décident de les aider : financer un album. L'enregistrement au studio démarre, tout progresse et leur avenir commence à s'éclaircir. 
Mais quand on a vécu toute sa vie dans la misère et que la chance frappe enfin à notre porte, il faut toujours qu'il y ait un malheur pour briser les rêves : le centre d'aide des handicapés brûle. Complètement. Il ne reste plus rien. Alors tout s'arrête. Le Staff Benda Bilili retourne vivre dans la rue, dormir sur des cartons, avec femmes et enfants. Les journalistes retournent en France avec une douleur au cœur et une promesse de revenir. 
Un an plus tard, les revoilà au Kinshasa avec dans leur valise une maison de disque et un studio d'enregistrement portatif. Ricky, le patron, reforme son groupe. Les enregistrements reprennent, cette fois-ci en plein air, et la perspective d'une nouvelle vie renait. Le label Crammed Discs produit le disque et, en 2009, on le trouve dans les bacs du monde entier. Le SBB sait que l'argent va couler à flot et que l'Europe est à portée de mains. Tous ceux qui doutaient d'eux, qui les prenaient pour des extravagants n'auront plus aucun mot à dire. Leur premier concert aux Eurokéennes de Belfort est explosif.  Il est suivi d'une tournée française et d'un passage en Allemagne et en Norvège. Le documentaire s'arrête là, sur le succès de cet orchestre sorti de l'Enfer, un Enfer qu'il avait apprivoisé mais qu'il rêvait de quitter.
 
Pour info, ils sont à l'Olympia le 11 octobre 2011 
et en tournée dans toute la France.

Petit extrait du documentaire "Benda Bilili" -à voir absolument- :